Ce site se veut un outil qui servira à rassembler toute information pertinente concernant l'activité physique adaptée à la douleur chronique. Cette problématique sera abordée sous plusieurs angles à l'aide de vidéos, d'articles et de sites internet intéressants afin de démystifier les impacts que peut avoir la douleur chronique sur la vie de ceux qui en souffrent.
Le vendredi 5 avril 2013 se tiendra, à l'espace St-Martin de Paris, la 13e Journée Thématique Douleur (JTD) ayant pour thème "Que faut-il savoir sur les douleurs ostéo-articulaires en 2013". Plusieurs chercheurs et intervenants du domaine de la douleur y feront de courts exposés de 30 minutes sur des sujets reliés à ce thème, dont l'arthrose, les maladies systémiques, les lombalgies et la fibromyalgie.
Ces JTD sont organisées par la Société Française d'Étude et de Traitement de la Douleur (SFETD), en partenariat avec le Cercle d'Étude de la Douleur en Rhumatologie (CEDR) et visent, chaque année, à informer la population sur les nouvelles découvertes gravitant autour de la douleur chronique. Bien que les exposés soient donnés par des chercheurs et des professionnels du domaine, l'entrée à ces JTD est permise pour tous.
Pour les personnes qui iront en France dans les prochains jours et qui sont intéressées par cette activité, des inscriptions peuvent encore être faites par internet sur le site des JTD, au coût de 70 euros, ou directement sur place pour 20 euros de plus.
Plus près du Québec, il existe depuis 2010 une Semaine Québécoise de la Douleur Chronique, se tenant la première semaine complète de novembre et présentée par l'Association Québécoise de la Douleur Chronique. Des conférences sont alors offertes dans plusieurs endroits au Québec afin de sensibiliser la population aux difficultés rencontrées par les personnes aux prises avec de la douleur chronique.
Lors de cette même semaine, soit du 3 au 9 novembre 2013, la Coalition Canadienne contre la Douleur présente la Semaine Nationale de Sensibilisation au Problème de la Douleur, toujours dans le but d'instruire la population sur cette maladie qui touche plus de 20% de la population.
Un petit vidéo sur le congrès annuel de la SFETD, portant lui aussi sur la douleur :
Suite à l'amputation d'un membre, 72% des patients en situation
postopératoire immédiate ressentiront de la douleur à l'endroit où ce dernier
se situait avant l'opération. Bien cette douleur disparaisse rapidement chez
plus de la moitié des personnes dans cette situation, près du tiers des amputés
en font mention plus d'un an après. Parmi les facteurs de risque, l'on retrouve
l'âge, la sévérité des douleurs préopératoires, la mauvaise acceptation
psychologique de l'amputation et l'inactivité et l'immobilité prolongé.
La sensation, ou
la perception, du membre amputé se nomme "hallucinose et est présente chez
la quasi-totalité des personnes ayant dû faire face à une amputation.
Cliniquement, le "fantôme" du membre est réellement perçu par les
patients. La taille du fantôme, normale au début, peut rester constante ou se
modifier au fil du temps pour éventuellement
s'effacer complètement dans 20% des cas.
L'algohallucinose,
ou "douleur du membre fantôme", représente les douleurs pouvant être
ressenties dans le membre fantôme. De manière générale, la douleur diffère de
celle ressentie avant l'opération. La description qu'on en a faite se compare à
une brûlure, une décharge électrique, une crampe, un ongle incarné ou des
fourmillements. Ces douleurs ne sont toutefois pas constantes. Les périodes
douloureuses peuvent durer de quelques heures à quelques jours et sont
représentées par une douleur de fond à laquelle s'ajoutent des pointes de
douleur de quelques secondes et revenant de façon répétitive. L’aspect
récurrent de ces périodes fait en sorte que l'algohallucinose est considérée
comme une douleur chronique.
Il existe bien sûr
des traitements à la douleur du membre fantôme. Ceux-ci ne sont toutefois
efficaces que de manière transitoire, ce qui fait en sorte que la majorité des
patients qui ressentent de la douleur en situation postopératoire en font
toujours mention cinq années plus tard. Ces traitements peuvent se faire sous
plusieurs formes:
- Les traitements
médicamenteux, où les médicaments recommandés sont principalement des
antalgiques, des opiacés, des antidépresseurs et des antiépileptiques.
- La
physiothérapie, soulageant la douleur grâce à des palpations et des percussions
du moignon.
- Les autres
agents physiques, comme l'acupuncture, la reprise chirurgicale du moignon ou
l'application de TENS.
- Le système de la
"boîte miroir", donnant aux amputés l'impression de voir leur bras
manquant en reflétant l'image du membre toujours présent.
Cela apaise généralement la douleur en permettant à l'amputé de bouger
le membre fantôme, ou en permettant à une tierce personne de la caresser. Avec
l'évolution de la technologie, il ne serait pas surprenant de
voir apparaître des instruments faisant appel à réalité virtuelle pour
remplacer plus efficacement cette fameuse "boîte miroir".
Voici justement un court vidéo expliquant ce phénomène des plus surprenants.
Comme il a été démontré que l'activité physique peut aider les personnes aux prises avec de la douleur chronique, notamment en améliorant la tonicité de leurs muscles et en augmentant leur niveau d'énergie, il est maintenant important de définir quel type d'activité serait à prescrire. Il demeure important de se souvenir que l'activité physique, dans une situation de douleur chronique, a comme rôle d'améliorer la santé générale de ces individus, en restant dans une intensité adéquate et n'augmentant pas le niveau de la douleur.
Entraînements cardiovasculaires
Les entraînements de type cardiovasculaire sur des appareils ou dans des situations qui ne provoquent pas d'impact sur les articulations sont un bon moyen d'améliorer la santé générale des personnes ressentant de la douleur chronique. Des entraînements de courte durée, répétés de 3 à 4 fois par semaine, permettront d'augmenter l'endurance générale, en plus d'améliorer le niveau d'énergie et le sommeil. Le choix d'exercice peut se faire parmi des appareils comme le vélo stationnaire, l’élliptique, la marche sur tapis roulant ou à l'extérieur, en plus des exercices en piscine. Il est important de noter que le relâchement d'endorphine suite à une activité physique peut prendre du temps à se manifester chez ce type de clientèle, pouvant aller jusqu'à quelques mois avant d'être en mesure de ressentir un sentiment de bien-être suite à un entraînement. Entraînement avec résistance
Les exercices de renforcement musculaire utilisant des charges, légères au début et augmentant progressivement, et visant les grands groupes musculaires aideront à diminuer la fatigue musculaire suite à un effort de même intensité. Cela permettra aussi de diminuer la douleur en diminuant l'effort requis pour un même mouvement (voir l'article sur le point d'inflexion). L'entraînement des jambes et de la ceinture abdominale aidera aussi pour l'équilibre et l'endurance à la marche et devront donc représenter une partie importante de l'entraînement. Étirements
Les étirements aideront à réduire les tensions musculaires et augmenteront l'amplitude de mouvement des articulations. La pratique d'étirements statiques, maintenus aux alentours de 30 secondes et répétés plusieurs fois par semaine, améliorera grandement la flexibilité et pourrait même diminuer les effets de la douleur chronique. Ils devront toutefois être faits lorsque le corps est chaud, soit suite à une activité d'échauffement ou simplement un bain chaud ayant détendu les muscles. Relaxation
Certaines activités comme le yoga et le Tai Chi, permettant une combinaison de relaxation, de contrôle postural et de méditation, pourraient aider à minimiser les effets physiques et psychologiques de la douleur chronique. En améliorant l'alignements des différents segments du corps, la respiration abdominale et la conscience posturale, plusieurs problèmes de tensions musculaires pourront être diminués, ce qui aidera aussi à la relaxation de l'individu. Ce sont aussi de bon moyens de combiner des exercices de renforcement musculaire, d'étirement et de stabilisation, rendant le tout très fonctionnel et pouvant aider dans les tâches de la vie de tous les jours. Activités quotidiennes
L'amélioration des activités fonctionnelles de la vie quotidienne devra être prise en considération dans la prescription des exercices pour les personnes aux prises avec de la douleur chronique. Comme il existe une bonne relation entre les limitations physiques et les dysfonctions psychologiques, l'amélioration dans les tâches quotidiennes sera perçue comme étant très encourageante. Il est donc important de s'assurer que les progrès fait en salle ou dans les cours de conditionnement physiques puissent être transférables au quotidien de ces individus. Ces activités quotidiennes deviendront ensuite un autre type d'entraînement pouvant participer à l'amélioration de la force et de l'endurance musculaire et cardiovasculaire.
Dans tous les cas présentés ci-haut, la clé du succès réside dans la constance de l'entraînement et l'ajustement de l'intensité en fonction de la douleur de la personne. Tout changement négatif dans le niveau de douleur devra être pris en considération et devra entraîner des modifications dans le programme d'exercices précédemment prescrit.
Il devient de plus en plus clair que les programmes d'activité physique représentent une bonne partie de la solution pour diminuer, voire enrayer complètement la douleur chronique. Bien que nous ayons une bonne compréhension du phénomène de la douleur et que l'on commence à observer l'implication de la dimension psychosociale dans le processus de chronicité, la raison pour laquelle la pratique d'activité physique aide autant reste obscure.
Parmi les explications les plus plausibles, l'on retrouve l'hypothèse que l'augmentation de la quantité d'activité physique aiderait à améliorer la condition physique de l'individu et lui permettrait donc d'accomplir les tâches de la vie quotidienne sans trop se fatiguer, diminuant ainsi l'intensité de la douleur et les craintes qui y sont reliées (kinésiophobie).
Pour une personne aux prises avec la douleur chronique, il peut sembler contradictoire que la pratique d'une activité causant de la douleur en court terme aiderait à diminuer cette douleur à long terme. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles les personnes souffrant de douleur chronique tendent à être sceptiques quant aux programmes de réactivation proposés par certains centres de réadaptation.
En fait, la solution réside dans le dosage de l'activité physique et dans la capacité d'une personne à reconnaître le moment où un exercice devient trop demandant. Ce point où une activité devient trop intense et pourrait augmenter la douleur aiguë d'un individu se nomme "point d'inflexion".
L'activité physique qui est prescrite à une personne aux prises avec de la douleur chronique devra donc être assez soutenue pour que l'individu améliore sa condition physique, sans toutefois dépasser le point d'inflexion. Ce dernier étant propre à chacun, il revient aussi au patient d'apprendre à reconnaître les signes d'un effort trop intense pouvant mener à une augmentation drastique des symptômes. Le but du programme de réactivation sera alors de repousser ce point d'inflexion et ainsi diminuer la douleur pour un effort de même intensité.
Finalement, le concept de point d'inflexion est si important qu'il deviendrait pratiquement plus important dans la prescription d'activité physique que le type d'exercice prescrit. L'activité doit donc être suspendue lorsque la douleur commence à augmenter trop rapidement, ce qui n'aidera en rien la progression du patient. À long terme, cette précaution diminuera la douleur pour un effort similaire, ce qui représente le plus bel accomplissement qu'une personne aux prises avec de la douleur chronique pourrait souhaiter.
Des
chercheurs du Centre de recherche sur la douleur Alan-Edwards, lié à
l'Université McGill, ont récemment publié une étude révélant un lien entre
l'exposition à la douleur chronique et d'importantes modifications génétiques.
Peripheral Nerve Injury Is Associated with Chronic, Reversible Changes in Global DNA Methylation in the Mouse Prefrontal Cortex.
L'étude menée par LauraStoneet Moshe Szyf, tous deux professeurs
et chercheurs à McGill, est parue en janvier dernier et marque la
découverte d'un mécanisme par lequel l'organisme garde le "souvenir" d'une
atteinte à un nerf périphérique grâce à un système de marquage chimique de
l'ADN, appelé méthylation. Ce processus épigénétique entraîne des modifications
du marquage de l'ADN à long terme au niveau du cortex préfrontal et de
l'amygdale, pouvant mener à des maladies chroniques comme l'obésité, la fatigue
ou des désordres neurologiques et mentaux.
Contrairement
aux facteurs génétiques qui sont héréditaires et permanents, les facteurs
épigénétiques peuvent être réversibles lors de changements environnementaux. La
méthylation de l'ADN est une empreinte épigénétique marquant le gène lui-même
et permettant de le lier à une expérience négative, ce qui affecte directement
les agissements de ce gène. Selon Mme Stone : " Les résultats de cette
étude semblent indiquer que les modifications épigénétiques entraînent des
altérations du système nerveux central liées à la douleur chronique, (...)
pouvant constituer une cible thérapeutique."
Cette étude permet aussi de
conclure que de nouveaux moyens d'intervention devraient faire leur apparition
dans le traitement de la douleur chronique, principalement des approches
comportementales ou pharmacologiques, limitant la méthylation de l'ADN.
DNA methylation of SPARC and chronic low back pain.
En 2011, Mme Stone, M. Szyf et
quelques collaborateurs ont publié une autre étude concernant la méthylation de
l'ADN, observant cette fois-ci son rôle dans l'expression de la protéine SPARC
(Secreted Protein, Acidic, Rich in Cysteine) aussi connue sous le nom d'ostéonectine.
Les résultats obtenus avaient
alors démontré que la méthylation de l'ADN diminuait l'expression de la
protéine SPARC, menant à une dégénérescence accélérée des disques
intervertébraux et à de la douleur chronique, principalement en ce qui a trait
à la région lombaire. Il avait alors été possible de conclure que la
méthylation d'un seul gène joue un rôle important dans la sensation de douleur,
autant chez les modèles humains que pour les animaux, et que ce processus est
primordial dans la compréhension des mécanismes impliqués dans la douleur
chronique.
Chronic opioid use is associated with increased DNA methylation correlating with increased clinical pain.
Une troisième étude, publiée
dans le journal Pain en 2012, a établi un lien potentiel entre la méthylation
de l'ADN et la consommation fréquente d'opioïdes, substances de synthèse telles
la morphine et la codéine, dont les effets se comparent à ceux de l'opium. Comme
conclusion, les auteurs affirment que les opioïdes pourraient stimuler la
méthylation de l'ADN sur le génome en entier, menant à des effets négatifs sur
la douleur des individus aux prises avec de la douleur chronique et pouvant
fournir un nouveau mécanisme d'hyperalgésie.
Voici le premier vidéo d'une série de trois, expliquant les raisons de la prescription d'opioïdes dans le traitement de la douleur chronique ainsi que les potentiels effets négatifs sur la santé.
Références
Université McGiil: https://www.mcgill.ca/newsroom/
Peripheral Nerve Injury Is Associated with Chronic, Reversible Changes in Global DNA Methylation in the Mouse Prefrontal Cortex: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23383129
DNA methylation of SPARC and chronic low back pain: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21867537
Chronic opioid use is associated with increased DNA methylation correlating with increased clinical pain: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23273101 Pour en savoir plus
Douleur[s] Chronique[s]: http://www.douleurchronique.fr
Collège des Médecins du Québec: http://www.cmq.org/fr
En
2005, la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a mandaté un comité
d'experts de la douleur chronique pour évaluer les options s'offrant à eux afin
de réduire l'impact de la chronicité chez les personnes victimes d'accidents de
la route et présentant des blessures musculosquelettiques.
De nombreux écrits
scientifiques ont été répertoriés par ce comité, ce qui a permis de démystifier
quelques faits sur la chronicité, tout en établissant des stratégies pour les
personnes qui ont déjà atteint la chronicité.
Facteurs de risque
Contrairement à ce que l'on
peut penser, la gravité d'une blessure joue un rôle négligeable dans le
développement de la chronicité. Les facteurs psychosociaux seraient de bien
meilleurs facteurs pour prédire d'éventuels symptômes de douleur et d'incapacité
chronique. Malgré cette découverte, il n'existe pas d'outils permettant de
dépister de façon rigoureuse et constante le développement de la chronicité.
Certains facteurs ont toutefois été identifiés comme ayant une bonne valeur
prédictive de chronicité par les résultats des études scientifiques. Parmi
ceux-ci, ont retrouve:
- L'âge
- Le statut d'emploi
- Les attentes de la personne
face à son retour au travail
- La pensée catastrophique
- La peur face à la douleur et
au mouvement
Il peut arriver que des
facteurs d'ordre psychologique, comme la dépression, l'anxiété et la
toxicomanie, s'installent chez les patients traités pour une incapacité. Cela
ne représente toutefois pas une contre-indication à la participation à un
programme de réadaptation, particulièrement en ce qui concerne les programmes
basés sur l'activité physique, puisque ceux-ci sont fréquemment utilisés pour
traiter ce type de troubles psychologiques.
Dépistage des facteurs de
risque
Comme il est difficile de
mettre au point un outil de dépistage assez sensible pour retracer le faible
pourcentage (1-2%) d'individus qui développeront des symptômes de douleur
chronique, quatre facteurs ont été inventoriés comme étant de bons facteurs de
prédiction de chronicité, quatre semaines après l'accident:
- L'expérience de la douleur
- L'incapacité perçue par
l'individu
- La pensée catastrophique
- La kinésiophobie
Types d'intervention
Les interventions visant à
traiter les facteurs de risques psychosociaux liés à la chronicité doivent
minimiser le développement de symptômes prolongés ou l'absence prolongée du
travail. Dans cette optique, les intervenants auraient comme rôle d'informer la
personne accidentée afin de la rassurer sur sa condition, d'aborder les
craintes face à la réactivation et de limiter les effets de pensées
catastrophiques. Les interventions multidisciplinaires devraient donc être
priorisées dans de telles situations, puisqu'elles permettent d'aborder
différentes dimensions du problème de façon simultanée.
De plus, l'introduction rapide
d'un programme d'exercices thérapeutiques supervisé par un kinésiologue est recommandée,
dans le but d'exposer de façon graduelle la personne accidentée à des activités
et ainsi combattre l'installation de la kinésiophobie et des peurs
d'aggravation de la blessure. Cette méthode a aussi été démontrée comme étant
efficace pour réduire la douleur et améliorer l'état fonctionnel de la personne
accidentée, lui permettant ainsi de rapidement reprendre le travail et les
activités habituelles.
En conclusion, il est
primordial de dépister rapidement les personnes à risque de développer des
symptômes de douleur chronique et leur offrir un type d'intervention spécifique
aux facteurs de risque évalués. L'introduction d'un suivi multidisciplinaire
visant à prévenir ou à traiter les cas de kinésiophobie ou de pensée
catastrophique reste l'un des meilleurs moyens d'améliorer les chances d'un
individu de retourner à ses activités quotidiennes et de retrouver sa capacité
fonctionnelle, pour ultimement effectuer un retour au travail le plus
rapidement possible.
L'activité physique est l'un des meilleurs moyens pour diminuer les symptômes de la douleur chronique. Bien que ce ne soit pas toujours évident pour les personnes en douleur d'introduire cette composante dans leur routine (voir le billet précédent), il reste que cela demeure l'un des moyens les plus utilisés par les professionnels de la santé pour aider leurs patients à retrouver une certaine qualité de vie.
En fait, ces professionnels (physiothérapeutes, ergothérapeutes, kinésiologues, etc.) ont comme responsabilité d'informer leurs patients, autant sur les effets positifs qu'aura l'activité physique sur leur vie que sur l'origine de la persistance de leur douleur. En comprenant ce phénomène, les personnes aux prises avec la douleur chronique se sentiront rassurées et auront tendance à s'impliquer davantage dans leur programme de réadaptation.
En parcourant le Web, plusieurs outils peuvent être retrouvés pour aider les professionnels de la santé à éduquer leurs patients sur la provenance de leur douleur et les solutions qui s'offrent à eux. Parmi ces outils, certains se démarquent d'avantage par la qualité de la vulgarisation, permettant ainsi à n'importe quel individu de s'informer et de comprendre l'information qui y est présentée.
Vidéo 1: Comprendre la douleur et qu'en faire en moins de cinq minutes?
Cette vidéo est la version traduite de "Understanding Pain: What to do About it in Less Than 5 Minutes?", une vidéo montée en Australie par l'organisation Painaustralia, qui explique la nature de la douleur chronique et les solutions qui peuvent y être apportées d'une façon originale.
Vidéo 2: La réactivation et la gestion des énergies
Le Centre de réadaptation Lucie-Bruneau a aussi créé sa propre série de vidéos afin de vulgariser le phénomène de douleur chronique pour ses clients. Ces courtes vidéos montrent les obstacles que les personnes atteintes de douleur chronique affrontent dans des situations de la vie de tous les jours, dont leurs craintes face à l'activité physique.
Plusieurs ressources peuvent être trouvées sur Internet afin d'aider les professionnels de la santé à éduquer leurs clients d'une façon accessible et divertissante. Les deux vidéos montrées plus haut, ainsi que les autres courts-métrages retrouvés sur le site du Centre Lucie Bruneau, pourraient servir de base pour informer les personnes en douleur chronique lors de leurs premières visites dans un centre de réadaptation.
Références
Painaustralia: www.painaustralia.org.au
Centre de réadaptation Lucie-Bruneau: www.luciebruneau.qc.ca
Pour en savoir plus
Hunter New England Local Health District: www.hnehealth.nsw.gov.au